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VIVIANE NDOUR : « Ma vie privée est vraiment privée... Bouba et moi, c’est une histoire privée »

C’est dans le chic quartier de la Cité Biagui (située sur la route de l’aéro port) que nous avons trouvé le « bon coin » de Viviane : une villa rose, un luxe simple et séduisant... A l’image de l’artiste.
Madame vient de se réveiller, habillée simple, son joli corps emmitouflé dans une robe beige. Relax et tout sourire, elle nous ouvre, grandem­ent, les portes de sa villa.
Au cours de l’ent­retien, plusieurs sujets seront débattus. Certains nous vaudront de gentils sourires, d’autres...

Voir le portarait de Viviane

Parlez-nous de votre nouvel album ?

C’est un album live qui paraît ce mois-ci. Nous l’avons enregistré à Paris, au Bataclan, l’été dernier. Il s’appelle « Bataclan Café ». C’est un concert donné lors de notre dernière tournée européenne, après celle américaine.

Pourquoi « Bataclan Café » ?

En fait, c’est pour juste séduire et rester dans le filon de la salle de spectacle. Comme Youssou fait avec Bercy, qui est une salle mais qui porte le nom de ses albums live. Nous nous sommes inspirés de cet exemple, d’autant que c’est approprié de dire « Bataclan Café », parce qu’il y a un café-bar à côté de la salle Bataclan ; et c’est là-bas qu’avec les musiciens on prena­it notre pause, pour savourer du café. En guise de souvenir, on a fait le link (lien) pour le nom de l’album.

Quels sont les thèmes abordés dans cet énièm­e opus à votre actif ?

Comme je vous l’ai dit tantôt, c’est la reprise de nos tubes les plus appréciés du grand public, qu’on a joués lors de notre prestation au Bataclan. C’est du live. Je précise d’ailleurs que cela n’a rien à voir avec du remix, comme le présent certains. On a joué dans une ambiance différente et chaque prestation a sa réalité ; cela est parfois déterminant sur la façon dont telle ou telle chanson est jouée. Disons que c’est les mêmes thèmes qui reviennent, en attendant d’autres albums.

Si vous deviez décrire cette production, comment la définiriez-vous ?

Comment je la définirais dans ce cas ? Comme toutes les autres que j’ai eues à réaliser. Je dirais que c’est quand même une production particuliè­re. d’autant que c’est la première fois que je mets sur le marché un album live. Elle est aussi particulière parce que c’est une opportunité que j’ai voulu saisir pour remercier les fans, le public, les Sénégalais en général, qui m’ont témoigné de leur affection lors de moments difficiles.­ Comme on dit, c’est quand c’est dur qu’on reconnaît les siens. Et cet album, je le lie à tous ces gens qui m’appellent, qui me rendent visite, qui viennent à mes soirées au Yenguleen ou partout ailleurs, ces personnes qui ne cessent de s’investir pour que je puisse continuer à leur faire plaisir tranquillement.

Qui a produit l’album et quels sont les musiciens qui y ont participé ?

L’album est produit par Bouba, donc Whata What Arts. C’est mon orchestre, le Jolof Band, qui l’a réali­sé. J’en profite d’ailleurs pour remercier mes musi­ciens qui, eux aussi, rien que pour leur fidélité et leur loyauté, méritent ma reconnaissance. Ils conti­nuent à m’épauler avec abnégation et dignité, ne ménageant aucun effort pour m’aider à aller loin. Outre mon groupe, il y a eu des vedettes invitées lors du concert à Paris. Il s’agit, entre autres, de Oumar Pène, Abalaye Mbaye, Ndèye Marie Ndiaye Gawlo.

Qu’avez-vous prévu pour la promotion de l’album ?

La promo, ce sera comme on a l’habitude de faire. Il y a Bouba qui est aux Etats-Unis, mais ici je tra­vaille avec Pa Assane Seck que vous connaissez bien, qui est un spécialiste en communication - un des meilleurs d’ailleurs - qui va m’aider et qui est en train de mettre en place ses idées, avec celles de Bouba, les miennes aussi (rires) pour que tout soit ok. C’est un album live, de toutes façons, et c’est sûr que 1e public va apprécier le produit à sa juste valeur.

Dites Viviane, comment vivez-vous votre succès ? Quel effet cela vous fait-il d’être constamment adulée, aussi bien par la gent masculine que féminine ?

Ooh la la ! Cela fait plaisir évidemment ! Bon, ce n’est pas l’unanimité, ce qui est impossible d’ailleurs. Il y a ceux qui sont pour, d’autres qui sont contre. Il y a ceux qui vous aiment, ceux qui ne vous aiment pas. Et c’est normal, c’est la vie. C’est une loi de nature. Je dirais que je vis cela normalement, je positive ; je ne retiens que tous ces gens, hommes et femmes, qui nous aiment et nous soutiennent. Cela fait du bien. C’est quelque chose de très fort, qui n’a pas de prix. Je ne pourrai jamais les remercier, encore moins les payer.

Qu’auriez-vous fait si vous n’étiez pas musi­cienne ?

Si je n’étais pas musicienne, je ne sais vraiment pas ce que j’aurais fait. Je ne pense pas que... (elle hésite, se tourne vers Pa Assane, rigole un bon coup) Je crois que seul Dieu sait ce que je ferais si je n’étais pas musicienne, chanteuse. Peut-être que j’aurais pu embrasser d’autre métiers comme la médecine ou encore. journalisme (elle s’éclate).

Quel est votre plus grand succès ?

Mon plus grand succès, c’est tous mes albums. Toujours, quand que je finis un travail, c’est un immense plaisir, un bonheur profond qui m’assaille, que je ne saurais expliquer ou justifier que par la passion et l’amour que je vis pour mon art, la musique.

Votre plus grande peine ?

(Elle change aussitôt de visage, respire un coup puis se gave de boisson, une citronnade qu’elle sirote depuis le début). Euh ! Ouf ! vous touchez ici (elle met la main sur le coeur a presque les larmes aux yeux). Mon père Philipe ! Il a été ma plus grosse peine jusqu’ici. Il est mort accidentellement au moment où tout allait bien chez nous ; je suis désolée de me mettre dans cet état (les larmes qui tombent). Mais, à chaque fois que j’y pense, les images me reviennent et c’est des souvenirs très difficiles pour moi.

Quel est le trait de votre caractère que vous déplorez particulièrement ?

Ma naïveté, peut-être ! J’ai tendance à faire confiance à tout le monde et souvent je suis très déçue. Et c’est cette image que je donne qui trompe souvent, aussi, les gens. Il y en a cer­tains qui pensent que, voilà : Viviane est facile d’accès, donc je peux lui faire la cour, d’autres qui se disent : je peux en profiter, etc. Mais moi, je suis de nature à positiver et je considère que celui ou celle qui est en face, c’est un être humain que je dois considérer comme ma propre personne. C’est cela ma philosophie.

Comment vivez-vous votre divorce ?

Là, ça devient intéressant ! (On s’étonne presque de voir Viviane prête à répondre aisé­ment à notre question). On va jouer un peu les gars, vous et moi. Je veux que chacun de vous, journaliste comme photographe, vous me disiez combien vous gagnez à la fin du mois, combien vous donnez chez vous pour la dépense quoti­dienne, comment est votre lit, votre chambre à coucher, est-ce que votre femme a des parures en or ou pas, etc. Parlez-moi de vos familles, de votre vie privée, quoi (elle en rigole et reprend un air sérieux). C’est pour vous dire que je ne parle pas de mon intérieur. J’ai appris beaucoup de choses avec mes compatriotes sénégalais. Pourquoi voulez-vous que je parle de ma vie privée ? Et pourquoi vous ne parlez pas de vos confrères qui divorcent d’avec leur première pour en épouser une nouvelle, ou encore qui chassent leur épouse pour l’amie de cette der­nière ? Il y en a pourtant et vous ne le dites jamais. Mais, vous préférez vendre avec une Viviane, un Youssou Ndour, ou qui sais-je encore. Je trouve que ce n’est pas bien. Excusez-moi de m’emporter un peu, vous êtes mes amis, mais parfois vous déconnez quoi ! (Elle reprend sa citronnade).

En fait, c’est parce que vous êtes une person­ne publique, adulée et aimée, que les gens se posent toujours ces questions qui ont trait à votre vie privée... pour mieux vous soutenir, on va dire.

Si vous voulez ! Vous aussi les gens vous adu­lent, ils vous lisent. Parlez-leur de votre vie pri­vée, vous verrez que vous vendrez même plus qu’en parlant de nous. Je vous assure.

Comment se fait-il que vous ayez divorcé et que vous continuiez à collaborer avec votre ex-mari ?

Encore une fois, je ne reviendrai pas sur ce sujet. Bouba et moi, c’est une histoire privée. Je trouve irrespectueux pour mes enfants, ma famille, mes proches et ces gens qui m’aiment, d’étaler ma vie privée dans un journal. Je ne le ferai pas. Nous continuons à travailler dans le respect mutuel, qu’on s’en tienne à cela. Quant à nos relations antérieures ou à venir, cela n’en­gage que nous deux. De grâce, parlez-moi d’autre chose. Laissez-moi ma vie privée, Nguir Yalla (Pour l’amour de Dieu). Damay youxu dé ! (Je vais finir par crier si vous n’ar­rêtez pas).

Nourrissez-vous souvent des regrets ?

Des regrets par rapport à quoi ?

Des regrets par rapport à votre divorce ?

Je vous assure que je risque de mettre fin à cet entretien si vous persistez sur ce sujet. J’ai accepté de parler avec vous pour la première fois, malgré les nombreuses sollicitations de vos confrères qui sont parfois plus amis avec moi que vous. C’est par courtoisie et amitié avec Cheikh Bâ, votre patron, que j’ai accepté de le faire. Mais il ne faut pas en abuser, s’ il vous plaît. (Elle renferme son visage et se tait).

Quelle est la qualité que vous appréciez plus chez un homme ?

...Vous savez, l’homme, il reste ce qu’il est. C’est comme vous. Les hommes sont têtus orgueilleux, impatients, toujours pressés d’avoir ce qu’ils veulent, d’être satisfaits. Le comble, c’est qu’ils sont constamment persuadés d’avoir raison... Je crois que ce que j’apprécie le plus chez l’homme, c’est sa constance dans l’amour qu’il a pour sa femme, sa sincérité et sa fidélité.

Et chez une femme ?

Nous aussi, nous avons nos défauts ; parfois même plus que les hommes. Dieu nous a créé ainsi... Chez une femme, on apprécie bien la tendresse, la patience, la franchise et surtout les bonnes moeurs.

Sitôt réveillée, quel est votre premier réflexe ?

Je prends mon temps sur le lit, hein. Je peux me réveiller, surtout après une dure journée de studio, ou de prestation, et rester au lit pendant un bon moment avant de me lever. Et souvent la première chose que je fais, c’est d’appeler mes enfants, s’ils ne sont pas absents pour cause d’école ou de vacances. Après, je prends ma douche, puis je prie. Ensuite je déjeune, avant de penser à mes rendez-vous.

Vous avez combien d’enfants ?

« Du limay waxaté ngi ni ! Tay laa waaru ! Yeen du ngen baayi sama biir kër ! Pitiééé » (Voilà ce que je disais tantôt ! Je me souviendrai de cette journée ! Laissez ma vie privée tranquille ! Pitié !). Bon, j’ai deux enfants une fille et un garçon. Satisfaits ?

Quelle est la journée type de Viviane ?

C’est une journée comme les autres. C’est le réveil, la douche, la prière, le petit-déjeuner, les rendez-vous d’affaires (musicaux ou business personnels) ; et puis les courses, shopping salon pour ma tête, visite des amis, des parents ma mère que j’adore, mes soeurs et frères, etc.

On sait que vous êtes musulmane, êtes-vous pratiquante ?

Bien sûr ! Mais qu’est-ce que vous croyez. Je vous dis que je fais ma prière le matin, tout comme les autres prières. Pendant le mois Ramadan, j’ai jeûné comme tout le monde. Et puis, c’est quoi ces questions ? Que je prie ou pas, seul Dieu en est le juge. On peut prier assi­dûment et ne pas être dans les schémas de Dieu parce qu’on n’a pas un bon coeur (rires aux éclats). Il y en a qui prient et qui n’aiment pas leur prochain. Cela n’a aucun sens ! Et puis, prier ou pas, je pense que cela ne concerne que la personne et Dieu.

Qui est votre guide spirituel ?

Disons que j’aime tous les guides religieux, je suis par ailleurs voisine à Serigne Mansour Sy Borom Daara yi. J’ai des amis et des admirateurs dans toutes les familles religieuses. Mais, Dieu a fait que c’est Serigne Saliou Mbacké qui m’a donné le nom de Sokhna Diarra.

Croyez-vous aux pratiques mystiques ?

Si vous y croyez, moi j’y crois comme tout bon africain, sénégalais de surcroît. C’est des réalités qui nous accompagnent depuis nos ancêtres. Pourquoi voudriez-vous qu’il en soit autrement pour moi ? Je suis Sénégalaise, après tout.

Portez-vous des amulettes ?

Heureusement ou malheureusement, je n’en porte pas. Je n’en ai jamais porté, d’ailleurs. Mais, cela ne veut pas dire que je n’y crois pas. Au contraire.

Dites, qu’est-ce qui vous rend heureuse ?

Tout ce qui est bien. Tout ce qui rend heureux un être humain me fait du bien.

En toute confidence, quels sont les secrets de votre beauté ?

(Elle s’exclame) Quel aplomb ! Vous parlez de confidence pour un journal ! Vous êtes très fort. Ecoutez, vous les journalistes, vous possédez l’art de pousser les gens à parler. Mais, avec moi, ça ne marche pas comme ça. Je n’ai aucun secret pour ma beauté ! Je n’ai pas fait exprès d’être comme cela... Posez plutôt la question à Dieu (rires). Mais Lui, je ne sais pas comment vous allez faire pour L’interviewer... (elle s’éclate à nouveau et, son rire étant aussi géné­reux que contagieux, c’est le fou rire général).

Vos produits fétiches pour la peau ?

Mais je n’en ai pas ! Ou si j’en ai, cela fait par­tie de mon jardin secret, vous aussi. Comme c’est le cas pour toutes les femmes ! « Bu leen yaxx affaire yi waay yeentam » (ne détruisez pas l’ambiance, vous aussi). Je ne vais pas faire de la publicité ici.

Qu’utilise donc Viviane pour ses si beaux che­veux ?

Rien ! Allez voir les salons que je fréquente, les filles là-bas vous le diront peut-être.

Et quels sont ces salons ?

Menez vos enquêtes puisque vous ne savez que questionner les gens. Je ne vous le dirai pas. Débrouillez-vous, vous êtes si forts ! (Elle devient taquine).

Vous êtes constamment bien habillée. Est-il avéré que vous êtes fashion-victim ?

Fashion-victim ou pas, je m’habille comme je l’entends, selon mon feeling du moment.

Savez-vous cuisiner ?

Evidemment.

Quel est votre plat préféré ?

J’adore le poulet. Et tous les plats qui vont avec. Le poulet, c’est mon dada.

Quelles sont vos distractions ?

Le shopping, être avec ma famille, mes amis, aller en boîte de temps en temps ; surtout quand je viens de finir un album, comme c’est le cas en ce moment.

Votre parfum favori ?

Je ne suis pas très parfum, mon cher ! (Elle gri­mace). Non, je blague : J’aime bien Insolence de Guerlain.

Votre couleur préférée ?

C’est selon le temps. Je n’ai pas de préférence particulière. A part que je mets très souvent du rouge bordeaux.

Vous avez pratiquement fait le tour du monde, quel est votre pays favori ?

Très franchement, c’est le Sénégal.

Mais en dehors du Sénégal ?

Vous voulez que je crie ! Quand je voyage, je suis pressée de rentrer. En un mot comme en mille, mon pays préféré c’est le Sénégal.

Et pourquoi ?

Pourquoi ! Je vous laisse y réfléchir et répondre à ma place. Je vous le permets, je vous offre cette opportunité.

Vos projets ?

J’en ai à la tonne et au quintal. Mais, pour l’ins­tant, on va savourer convenablement cet album et puis laisser du temps au temps.

Une toute dernière question : à quand le remariage ?

(Elle se lève d’un jet et appelle le petit chien tout poilu). Vous allez prendre vos affaires, enregis­treurs et tout quoi, et vous dégagez (avec le sou­rire).

Sortez ! Sortez ! Non, c’est pour rigoler. Vous avez été sympa. Mais, vraiment, je n’aime pas parler de ma vie privée. Pitié, elle est vraiment privée. Laissez le temps au temps... et on en verra.

Réalisé par Mamadou Ndiaye et Cheikh Tidiane Coly (Avec la collaboration de Pa Assane Seck)

Source : LISSA MAGAZINE

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